Blog...blog...blog... fait le poisson rouge

jeudi, septembre 30, 2004

DaNs UnE RuE De PaNaMe, ErrAnT Au BoRd De L'eAu, J'fUmAiS MoN AmStErDaM, PoUr FiNir Au BiStRoT...

Bonjour bonjour bonne gens,
Je suis bien aise, sachez-le :)

Aëlita me regarde, allongée au dernier étage de la cage, l'air rêveur, j'adore... Quand elle fait ça, on dirait un pacha qui règne sur sa cour (Quoi? Un pacha ça règne pas ? J'en sais rien, alors m'embêtez pas !)

Aujourd'hui je suis allée chez le médecin, ben ouais, parce que Fred a trouvé le moyen de me refiler sa rhino, j'suis gavée de médocs et en plus le pneumorel c'est pas bon, mais bon c'est pas grave.
Pis sachez que j'ai une mycose à 3 de mes ongles de doigts de pied droit, vous trouvez ça dégueulasse ? Ben c'est pas grave, moi j'ai pas de complexe, na !
Bref dans tout ça, la bonne nouvelle c'est que j'crois avoir réussi à lancer l'engrenage pour que Queen Mom aille en cure... et si on rêvait de comment c'était avant ? J'suis même pas sûre de bien m'en souvenir, ça fait tellement longtemps, quand on s'entendait pas trop mal, j'étais qu'une mome... Pis les neurones ça se rachète pas. Mais puisqu'il n'y a rien à perdre...

Il faut absolument que vous sachiez, la femme de ma vie a décroché un boulot, elle va faire des piges pour une boite de prod, j'suis vachement beaucoup contente, depuis le temps qu'elle cherche :)

Là, maintenant, tout de suite, j'ai envie d'aller chez Claire et Mathieu, mes cousins. Me retrouver à boire un kir en fumant un joint pis en écoutant Les Hurlements de Léo ou Bénabar, à parler de tout et de rien, surtout de rien, mais ça fait tellement de bien... Savoir qu'on a des bases communes, parler de temps en temps du grand-père, regarder Mathieu faire le pitre, Claire qui sourit comme moi, on pense sûrement à la même chose, peut-être pas... après tout c'est pas grave, on se comprend c'est déjà ça.

En vérité j'ai pas grand chose à dire ce soir, à part qu'il flotte une sorte de légereté ici, dans ma tête, alors que ça faisait longtemps que c'était pas arrivé...

mercredi, septembre 29, 2004

Moi le matin, ou comment ne pas se réveiller trop brutalement...

Moi, j'aime bien le matin... En fait il y a des matins, mais là je veux vous parler du matin auquel j'ai le droit le plus souvent. A 6h30, le réveil sonne, pas question de trainer au lit, de toute façon le temps avant que je prenne mon car est précisément chronométré. Un pied par terre (me demandez pas quel pied gauche, j'en sais rien), attention faut éviter les bouquins et la bouteille d'eau qui trainent au pied du lit, chose qui n'est pas toujours évidente. Ouverture des écoutilles, y pèle, normal, ça me prouve qu'on est bien le matin et que j'viens de me réveiller. Direction la cuisine sans allumer les lumières, c'est pas bon de s'agresser les noeils dès le matin, j'suis sure que ça peut créer des lésions. Avant d'arriver à la cuisine, faut éviter tout le bazar qu'il y a sur la mezzanine, mais on s'y fait assez vite. Un coup d'oeil par le premier vélux, il fait nuit, un coup d'oeil par le deuxième vélux, il fait aussi nuit, je suis pas sûre que ça soit normal, je suis pas non plus sûre que ça soit pas normal, on vérifiera dans 3/4 d'heure. J'descends à pas de loups fermer la porte de Queen Mom's bedroom bicoze chie is (mouarf mouarf c'est fin, c'est très fin, ça s'mange sans faim) sois disant claustrophobe, à peu près autant qu'une sardine en train de baigner dans l'huile de sa boîte de conserve quoi. Et là c'est parti, plus aucune discretion de ma part tant que je suis en bas, je fais semblant de croire que le fait que la porte soit fermé empêchera de la réveiller, mais à vrai dire ce n'est qu'une petite revenche sur les grasse matinées qu'elle m'a empêché de faire plusieurs fois, en ayant la lubie de passer l'aspirateur le dimanche matin à 9h (elle a aussi la lubie de tailler ses géraniums à 23h avec une lampe de poche, vous aurez le droit à l'histoire un autre jour si vous êtes sages). Déjà, ça ça fait bien plaisir, mais ce qui fait encore plus plaisir c'est d'être toute seule. Parce que la Sarah n'aime pas voir des gens en se levant, la Sarah n'aime pas être agressé par d'autres bruits que ceux qu'elle fait en se levant, en bref la Sarah est encore plus associale que d'habitude quand il est tôt.
J'en était où ? Ah oui, j'allais me diriger vers la cuisine mais avant faut passer vite fait au pipi-room. Ayé y suis dans la cuisine. Gestes mécaniques: sortir une tasse, la remplir d'eau, la mettre une minute au micro-ondes à la plus forte puissance; sortir un sachet de thé, le poser sur la table; sortir un verre, le poser sur la table; sortir le jus de fruit et une danette, les poser sur la table; prendre une petite cuillère et une autre tasse, les poser sur la table; DING: ouvrir le micro ondes, prendre la tasse qui s'y trouve, la rammenner sur la table, y plonger le sachet de thé; remplir le verre de jus de fruits (multivitaminé, attation hein, c'est pas du truc de PD ! En même temps vu que j'en prends depuis des années, ça doit être comme les antibiotiques, ça fait plus d'effet); mettre les chocapics dans la tasse qui reste sans rien y ajouter... et là je peux attaquer, il me reste 10 minutes top chrono. A 7h45 je dois avoir tout remballé et foncer vers la piaule. Un petit coucou à mes ratounes adorées qui me regardent de leur cage d'un air agard, pensant à forte raison que je suis complètement folle de me lever aussi tôt. D'ailleurs si je rencontre un jour quelqu'un qui arrive à parler le couinement ratounesque, je lui serait gré de faire savoir à mes petites bestioles que je suis tout à fait d'accord avec elles, et que je ne sais pas comment je fais pour me lever 6 jours sur 7 à cette heure-ci.
Une fois dans la chambre, je fais mon plumard, je range Cendrillon, je referme la fenêtre et je saute dans mes fringues, si j'ai le temps je vérifie que je me suis pas trompée en préparant mon sac la veille. Généralement tout ça se fait en musique, soit sur l'album A la belle de Mai de Renaud, soit sur la compile 60's que m'a fait ma chérie pour nowel. Je chope ma trousse de toilette, mon produit et mon étui à haricots.
7h00, direction la salle de bain. Dans l'ordre: lavage de dents, lavage de gueule, mettage de noeils, mettage de labello, mettage de crème Exfoliac 15 (moi, che fais la guewe aux boutons ! Mais che me transfowme pas en blondasse atwofiée du bulbe), attachage de cheveux, mettage de gel pour colmater le tout.
Vous remarquerez que jusque là je n'avais pas mes lentilles, donc que je ne voyais quasiment rien étant une myope sévère, ça aussi c'est une technique pour ne pas se réveiller trop brutalement. La fait de ne pas voir nettement le monde qui m'entoure me permet de rester encore un peu dans mes rêves, et de faire la transition entre le sommeil et la réalité. Putain qu'est-ce que c'est joliment dit !
7h10, je retourne dans la piaule pour reposer la trousse de toilettes et les bidules à lentilles, j'me met un peu de crème pour les mains, comme je le fais depuis des mois en espérant que mes phalanges toutes sèches m'empêchant d'être un sex-symbol des mains se résorberont, mais ça marche pas. Je chope le sac de cours, je saute dans mes chaussures, j'enfile mon écharpe, mon manteau, j'éteins la lumière si Alice se lève pas, et je traverse la cour en courrant, il est entre 7h12 et 7h15. Je marche le plus vite possible, l'oeil vitreux, vers l'arrêt de bus, et là j'attends avec impatience le moment de pouvoir m'étaler dans le car comme une grosse merde avec mon balladeur sur les oreilles, histoire de pouvoir de nouveau dormir. Il fait un peu moins noir qu'avant, mais pas jour, donc ce que j'avais vu dans les deux vélux était normal...

mardi, septembre 28, 2004

Vade retro madre...

"Si tu réclames, t'auras rien". "Non c'est pas vrai"."Menteuse"."Tais toi"."Retire tes lunettes"."Mange"."Maman est-ce que je peux regarder la télé ?"."Regarde moi quand je te parle"."Me parle pas comme ça"."Je suis ta mère"."Fais ce que je te dis"."Obéis"."Tu choisis toujours le plus simple"."C'est ça, appelle SOS enfants battus"."Petite merdeuse"."Mange"."Recrache ce bonbon"."Ben avec ce maillot de bain tu vas pouvoir exposer tes bourrelets"."Je m'en fiche"."T'es pas sa mère"."Tais toi". "C'est un vrai garçon manqué"."TAIS TOI"."Elle sait rien faire de ses mains"."NON"."Retire tes lunettes"."Douée comme elle est..."."Elle fait aucun effort"."Parle moi mieux que ça"."TAIS TOI"."Egoïste"."Tu chiales pour rien"."Tu m'emmerdes"."Tu fais tout pour qu'on s'engueule ton père et moi, ça t'amuse"."Je fais ce que je veux"."RETIRE TES LUNETTES"."Oui je sais, je fais tout mal de toutes façon"."Je veux savoir"."J'suis pas ta copine!"."Elle a le diable dans le ventre"."Poison violent"."Petite peste"."Tu vas t'en prendre une !"...

...J'aurai dû la prendre, ça fait moins mal...

lundi, septembre 27, 2004

Mon moniteur d'auto-école en a après les femmes

Je vous vois venir: "ouais elle est tombé sur un gros lourdeau qui lui courre après, le pervers de base", et ben non ! Encore pire. On était en train de parler de fidélité avec la nana que je raccompagnais et qui avait conduit avant moi, et monsieur commence à dire que la fidélité c'est de la connerie, ça sert à rien, le principal c'est de s'aimer, le rouge me monte aux joues, mais ça passe encore. Ensuite va savoir pourquoi, il embraye sur le fait que l'avortement aussi c'est inutile, qu'on a pas le droit de tuer des enfants, la seule raison pour laquelle ça passe encore, c'est quand l'enfant est trisomique. Je commence à fulminer, expliquant le plus calmement possible (et passant à 52km/h le ralentisseur dépassant de 10cm la hauteur normale) que j'pense le contraire, qu'avorter pour un gosse qu'on a eu par accident c'est moins grave que d'avorter à cause d'un gosse trisomique, sachant que c'est une maladie tout à fait viable. 'Fin bon, sur ce dernier point j'suis pas encore tout à fait d'accord avec moi-même, va falloir que j'y réfléchisse encore un peu.

J'pense que demain je vous parlerai du matin, parce que j'aime bien le matin. (Ca c'était pour vous allécher pour demain, vous savez, comme le suspens en fin d'épisode en espérant que vous regarderez la prochaine fois).

Mais en attendant, j'vais vous parler d'un truc qui vous fera peut-être chier, après tout, rien ne vous oblige à lire. En fait aujourd'hui j'ai pris conscience de quelque chose dans le cours de philo. On parlait de la différence entre convaincre et persuader, notion que je connais heureusement pour moi depuis un moment, vu que j'suis en L. La différence c'est que là j'ai pensé à autre chose, à combien la différence entre persuader et manipuler est ambigue, voir même inexistante. Il suffit d'avoir cette sorte de don que possèdent certaines personnes, qui consiste à voir à travers les gens, à savoir comment les toucher. Après, il n'y a plus qu'à les titiller, tout doucement, sans forcément qu'ils s'en rendent compte, d'une façon très subtile, pour pouvoir leur faire faire tout ce qu'on veut. J'avoue trouver ça diabolique, et d'un côté je pense que c'est tellement façile avec un peu d'entraînement, que ça m'effraie encore plus...
Enfin bref, à méditer.

dimanche, septembre 26, 2004

Toujours trop court...

Me voilà de retour de mon week-end à Paris, week-end certes super, mais toujours trop court...
Bon alors, par où commencer ? Chiwie shoo a pris le train avec une folle furieuse complètement omnibullée (private joke to tiph tiph) par le Seigneur, et l'a bassinnée pendant une heure avec ça. 'Fin bon, y'a toujours un point positif : cette femme dévouée à son dieu priera pour que Tiphaine décroche le taff qu'elle veut... Petit Jésus, si tu m'entends, ça serait bien urbain de faire un geste, parce que gagner un peu d'argent ça fait pas de mal ! (surtout avec le restau qu'on s'est tapé samedi soir, mais ça j'y reviendrai plus tard).
Samedi aprèm, on est allées boire un verre au Lizard Lounge Bar avec Jimini et Fred, discussions animées et bière au programme, ça me fait toujours plaisir de les voir :-)
Après, retour à l'appart d'Antoine mon cousin adoré, où on s'est retrouvés pour aller au Réservoir, restaurant branché de Paris, où nous avons découvert avec stupeur que les prix affichés sur leur site différaient d'à peine quelques euros avec la carte qu'on avait sous le nez, meuh bon c'est pas grave, parce qu'on a bien bouffé. Par contre on est pas resté au concert qui devait avoir lieu à 23h, parce que l'ambiance ne nous plaisait pas, ceci dit, maintenant on saura ce que c'est que les restos branchés de Paname.
Pis en sortant du restau, on est allés boire un verre tous ensembles (c'est à dire Chiwie shoo, Antoine, Fred et Moi-même) à un bar homo où d'ailleurs j'ai découvert le must de la pédétittude. Je m'explique: à côté de notre table se trouvait un groupe de mecs, apparament très attachés à leur look... jusque là pas de problème. Jusqu'au moment où j'ai entendu un hurlement très effeminé, à peine couvert par le bruit de la musique. Je me tourne en direction du bruit, un des jeunes hommes regardait sa main ou apparament un ongle avait été cassé (horreur, malheur !!). Heureusement, à côté y'avait un de ses potes super charitable, qui avait le matos pour jouer le rôle de sauveur. Et là en moins de deux, je vois s'étaler sur la table tout un attirail digne d'être fourré dans la trousse de toilette d'une petite lolita, y'avait plus qu'à choisir, le jeune homme allait pouvoir reprendre son souffle et continuer de vivre, un coupe ongles et une lime étaient dans le lot, allelujah ! Etant donné qu'il y avait plein de trucs de maquillage sur la table, les autres mecs n'ont pas pu s'en empêcher, j'ai eu la chance d'assister à une petite séance de glossage (vous savez qui colle et qui fait la bouche pulpeuse) en bonne et due forme: faut qu'ça brille ! Tout ça pour dire que je me suis bien marrée, j'ai eu l'impression de me retrouver quelques années en arrière, devant la glace des toilettes du collège.
Dimanche midi, on a bouffé LE truc super bon de quand on va chez antoine: samossa en entrée, poulet roti et riz au ptits légumes ou pommes de terres, pis la cerise sur le gâteau (c'est le cas de le dire) : clafouti aux cerises fait par Antoine avec la sublimissime recette de mamie.
Dimanche aprèm, juste le temps de faire la sieste et le plein de calins, de remplir le vide qu'on a entre les bras, ces calins qu'on voudrait qu'il ne se finissent jamais, sûrement parce que dès le début on sait déjà qu'il va falloir reprendre le train et se séparer pour un mois encore. Tiphaine m'a raccompagnée au train, et me voilà chez moi... Vivement les vacances de la toussaint.

Après tout, y'a Urgences ce soir...

vendredi, septembre 24, 2004

Choses du jour...

Moi: Je me suis trop rongée les ongles de pouces, ça fait mal. J'ai de la corne aux pieds, ça fait moche. Vous vous en foutez ? Ca fait rien.

La phrase du jour: "Je crois que hotmail merdoie, chérie" by Jimini, Saint-Cloud à elle !

Un mot de mon ego: Saint-Cloud bien sincère à le mentor de Jimini qui a dit ça -> "Il est chouette son blog et drôlement bien écrit. Tu peux être fière de ta fillotte."

Ma prof de lettres et Chrétien de Troyes

Ma prof de lettres est aussi archaïque que Chrétien de Troyes... ça fait flipper. On étudie Perceval ou le Roman du Graal. Ce cher Perceval, homme qui passerait pour rustre, sauvage et mal élevé à notre époque, était un homme de base (bien qu'un peu niais tout de même) pour l'époque. Bon, jusque là tout va bien. Le seul problème, c'est la prof. En effet, Madame qualifie de "scène érotique" un passage dans lequel Perceval embrasse de force une pucelle (ben ouais, au Moyen-Age on disait pas demoiselle, mais pucelle, c'est sympa comme qualificatif... Je voir mal ma petite soeur être appellée Pucelle Alice au lieu de Mademoiselle Alice, enfin bon), et manque de lui arracher le doigt en voulant lui retirer son anneau, on a échappé au pire, il ne l'a pas violée. Non, en fait on a pas échappé au pire, puisqu'il y avait le petit sourire limite gêné de la prof qui parle de sexe, 'fin ce qui doit être du sexe pour elle, parce que je n'y vois pas grand chose d'érotique, ni quoi que ce soit qui pourrait faire sourire.
Après ça, dans le bouquin, le mec de la pucelle revient et la trouve toute bizarre alors il lui demande ce qui se passe. Elle lui explique, sans ommettre quoi que ce soit. Manque de bol, le mec la croit pas, et est persuadé que la pucelle n'a pas été juste embrassée par Perceval, mais qu'en plus ils ont fait quéquette, et qu'elle était conscentante. Bref du coup, la pucelle se retrouve punie par son mec: son cheval ne sera plus soigné donc elle ne pourra plus s'en servir et devra courrir derrière celui de son mari (avec lequel apparament elle n'a pas conssomé le mariage, puisque elle est toujours pucelle), elle n'aura pas droit à des vêtements propres, et en plus de ça, se prendra une bonne raclée par jour, jusqu'à ce que môsieur retrouve Perceval, qui a soit-disant violé sa femme. Passe encore, c'est le Moyen-Age, c'est censé être banal... Par contre, ce qui est moins banal, c'est la prof qui souligne le fait que les femmes sont à la mercie des hommes, totalement soumises; et qui ajoute que c'est une valeur qui se perd, qu'il est tout à fait normal que la femme soit au service de l'homme et que ce dernier la domine. Il y a eu un mouvement dans la classe, de la part de tout le monde, avec des paroles indignées, mais l'espèce de vieille folle nous a hurlé dans son micro (ben vi elle utilise un micro, c'est vrai que c'est utile vu que la salle fait 2m de long... 'fin bon passons) que si on continuait de réagir de la sorte, on finirait tous dehors. Bref on a fermé notre gueule, avec elle c'est tout ce qu'il y a à faire.
Tant que j'en suis à parler de la prof de lettres gratinée, je peux aussi vous faire halluciner en vous faisant part de ses principes. Je précise que cette année je suis en terminale L, donc ça fait déjà plus d'un an que je prends mes cours comme je l'entends et que c'est pas plus mal. Et bien notre charmante prof exige que nous ayons un classeur, que nous utilisions des feuilles à grands carreaux, que nous ne nous servions pas d'effaceur ni de crayon de papier, sans quoi les 4 pages de cours qu'on a gratté dans l'heure seront arrachées à la fin. Ca aurait pu n'être qu'une menace, mais elle l'a déjà mise à éxecution...
La question que pose cette petite histoire est: est-ce que l'éducation nationale a des quotas de profs tordus et de profs sadiques à respécter ? Si quelqu'un travaille dans l'administration de ce secteur, je serai ravie de le savoir...

jeudi, septembre 23, 2004

SDF...

Aujourd'hui, je m'suis engueulé avec Benjamin. Oui, comme ça, ça n'a pas l'air passionnant (ceci dit je garantis pas que la suite le sera plus), tout le monde s'engueule avec tout le monde, banal quoi... Seulement, là c'était pour une raison qui m'a beaucoup touchée: Ben est venu me dire bonjour, et m'a demandé si j'avais pas un jean troué à lui prêter pour la soirée SDF de Morgane. Je le regarde avec un air étonné "Gné ? Kékcékça une soirée SDF ??", et lui demande en quoi ça consiste. Le jeune homme m'explique sans aucun complexe que c'est une soirée qui a été organisée dans le but de "s'habiller aussi pouilleusement que les SDF", selon les mots de Morgane. Serrage de machoire, poings en boules dans les poches, rouge qui monte aux joues... la Sarah est sur le point d'exploser de colère, attation les noeils ! Mais comme d'habitude, Super Sarah refrène ses émotions et je demande sur un t(h)on très calme "Et t'as pas l'impression que c'est du véritable foutage de gueule et tout à fait irrespectueux ? Tu comptes aller à cette soirée ?". Là, Virginie (ptite Pimkie Pounk dans toute sa splandeur, fashion dehors, fashion dedans, et neurone nulle part) s'y met et m'explique avec une ardeur qu'elle devait croire convaincante, mais qui était plutôt effrayante, que c'est juste pour s'amuser et avoir un thème pour les fringues. Et les SDF, ils s'amusent autant que vous tu crois ? Connasse ! Après ça, CrAcK ! J'ai pas pu tenir, elle s'est pris tout mon dégout et mon indignation à la gueule, Colin est arrivé à ce moment là et a entendu, ils a gueulé aussi, voili voilà. Bref, ce n'est pas encore sûr, mais la soirée de Morgane risque d'être rendue plus réaliste avec de vrais top models de la mode SDF, ayant du vécu et tout et tout, qui pourraient être invités chez elle. Tout ça pour illustrer la connerie humaine dans toute sa splendeur, et faire comprendre à les gens que c'est pas parce qu'on est une SDF (Sans Difficultés Financières) qu'il faut se sentir obligée de se réincarner en snobinarde irrespectueuse encore plus pourrie de l'intérieur qu'une raclure de chiottes !

mercredi, septembre 22, 2004

Les listes

Moi... Moi j'aime bien les listes. C'est sympa à faire une liste, et ça occupe dans bien des circonstances. La liste de quand on s'ennuie en cours, la liste de quand on est dans la salle d'attente et que le médecin a du retard, la liste des invités et du matos de notre prochaine chouille qu'on attend avec impatience, la liste de quand on arrive pas à dormir... On trouve toujours une idée, le tout c'est d'avoir un tout petit peu d'imagination. Et puis pour peu qu'on ai un égo assez imposant, comme le miens, ça fait toujours plaisir de s'exposer à soi-même ce qu'on aime, ce qu'on possède, puisque tous les autres risquent de s'en foutre royalement ! Bon alors pour aujourd'hui ça sera la liste de ce que j'ai dans mon sac de cours (très joli sac de cours d'ailleurs, il faut le savoir. De la marque Be.you#K., remarquable marque). Certaines personnes pensent que le sac d'une gonzesse peut pas mal refléter sa personnalité, à vous de voir...
Dans la poche principale:
Un classeur de philo
Un trieur
Un cahier d'anglais renforcé (qui m'a valu une punition stupide car c'est le cahier d'anglais normal qui aurait dû être là)
Un livre d'histoire
Un CD des Elles
Un balladeur CD contenant le CD de K's Choice, Cocoon Crash
Un carnet de correspondance des lycées de picardie, où trône la figure de Jules Verne, vu qu'à ce qui paraît ça fait 100 ans qu'il est mort.
Un agenda
Perceval ou le Roman du Graal, de Chrétien de Troyes (passionnant !)
Une trousse dont les nouveaux arrivants sont 5 surligneurs appartenant à un lot de 10 surligneurs et achetés pour la modique somme de 1€ à Mammouth Lacroix-St-Ouen !

Dans la petite poche à l'intérieur de la poche principale
Un tube de Lysopaïne
Un trousseau de clef
Une boite de Doliprane 1000mg
Une ventoline Maxair
Une serviette hygiénique
Une notice de Solupred
Un tampax
Un cachet d'Imossel
Un flacon 60ml de Solution multifonctions Krys Plus pour lentilles souples
Un flacon avec 4 comprimés et demi de Solupred
Un boitier à lentilles
Une toute petite brosse Babyliss bleue à paillettes
Un deuxième tampax
Un protège slip
Deux comprimés de Zyrtec
... Prévoyante ou hypocondriaque ?

Dans la toute petite poche devant
Un paquet vide d'Amsterdamer
Des petites feuilles OCB
... Fumeuse actuelle en dèche de tabac, ou ancienne fumeuse nostalgique ?

Dans la poche de droite
Une sous marque de Labello
Un cadena à chiffres
Un paquet de mouchoirs
... Fainéante qui préfère tout confier à un casier, ou gonzesse au dos fragile ?

Dans la poche de gauche
Mon portefeuille