Après quelques jours d'absence bloggienne, me revoilà.
On va p'têt commencer par le début hein, c'est sûrement ce qu'il y a de mieux.
J'ai failli rater mon train pour aller à Rennes, j'vous dit pas la galère. Celui de Compiègne pour aller à Paris avait une demie heure de retard, alors qu'ils en avaient annoncé pour un quart d'heure, mais bon j'vais pas faire comme si j'étais étonnée ou offusquée, de la part de la SNCF c'est tout à fait normal. J'voulions prendre le métro pour aller à Montparnasse, normal c'est keumême ce qu'il y a de plus simple, mais j'avais pas de tickets. Comme j'suis super optimiste, j'me suis dit "y'a ka en acheter", mais comme m'a souvent dit ma mamie (qui au passage est la meilleure des mamies et qui fait les meilleurs clafoutis aux cerises du monde, wesh wesh spéciale cacedédie) "les y'a qu'à, faut qu'on, ça marche pas tout le temps". J'aurais dû y penser avant de partir, y'avait une file pas possible à chaque distributeur, évidemment plein de parisiens, quand j'en voyais un qui prenait un carnet de 10 j'lui demandais de m'en vendre un, ben nan, ces gens là ils vendent pas leurs tickets... connards de parigos, on vous a pas dit quand vous étiez gamins qu'il faut partager ? (j'sens que j'suis en train de me faire des amis là).
L'heure défilait, mon train était à 14h05, à 13h40 j'étais toujours plantée devant ce putain de distributeur, en train de trépigner, jusqu'au moment où j'ai jeté un oeil vers les portes où tous ces heureux gens munis de tickets passaient sans problèmes, et oh miracle, après une dame qui avait dû mettre un ticket magique dans le tube à tickets, les portes ne se sont pas refermées tout de suite. J'ai compté jusqu'à 10, toujours pas refermées, c'est qu'elles sont bloquées, j'me transforme en speedy gonzales, sisi j'vous assure avec une queue qui sort de mon pantalon et des grandes oreilles qui me poussent sur le sommet du crane, et j'file dans les couloirs du métro, heureusement y'en a un qu'est arrivé à ce moment là. A 13h57 je sortais station Montparnasse, évidemment leur tapis roulant 9km/h était encore bloqué comme d'hab, et l'autre était blindé de gens, donc j'ai couru comme une tarée sur le côté des tapis, avec mes pauvres rattes qui comprenaient pas ce qui se passait et qui crevaient de chaud. A 14h03 j'étions enfin dans la Gare Montparnasse, un dernier sprint pour arriver à mon quai qui évidemment se trouvait tout au bout, j'suis rentrée dans le wagon en sueur, toute puante un truc de malade, si y'en avait un qui m'avait chanté "casse toi tu pues, et marche à l'ombre", j'crois que je me serai même pas vexée. Au lieu de ça, y'avait une nana assise sur la place que j'avais réservée, et le reste du train bondé, j'lui demande de me laisser la place, ben elle commence à m'incendier. J'l'ai pas dit mais je l'ai pensé très fort "toi tu m'as pas chanté Renaud, et en plus tu gueule, t'es le maillon faible et t'as intérêt de te casser vite fait si tu veux pas que ce soit moi qui te vire de MA place". Nan mais c'est vrai quoi, on paye assez cher pour réserver, alors qu'en plus elle me dise "non non pour ce train y'a pas de réservations, on prend les places disponibles" c'était vraiment trop me prendre pour une conne. Ben j'peux vous dire que j'lui ai pas répondu en prenant des pincettes. Connasse ! Si ça se trouve elle aussi c'était une parisienne... ;)